Qu'est ce que le G.R.O.S ?

Infirmière en service de soins, je me suis intéressée sur la fin de ma carrière aux problèmes de surpoids.

J’ai donc suivi une formation en éducation thérapeutique et ai été affectée à « l’ hôpital de jour, patients obèses » au CHU d’Angers sur le site de St Barthélémy d’Anjou de 2013 à 2017.

C’est en 2014 que j’ai suivi la formation du GROS et obtenu mon diplôme de praticienne de la méthode. J’ai ainsi pu rapidement proposer aux patients des ateliers pendant lesquels nous avons travaillé sur les sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété, appétits prévisionnels), les émotions et leur inconfort qui pousse à manger et comment cesser la lutte contre l’alimentation émotionnelle en apprenant à obtenir un réconfort alimentaire efficace et sans conséquence sur le poids.

Parallèlement à mon activité au CHU, j’ai exercé à partir de 2015 en tant que thérapeute libérale.

Aujourd’hui, je suis à la retraite et je me consacre totalement à ma fonction de thérapeute, praticienne du G.R.O.S.

L’association pratique une approche Bio Psycho Sensorielle .

Plusieurs domaines sont principalement concernés dans les problématiques liées au surpoids :

Le BIO

Les avancées de la recherche montrent qu’il existe des mécanismes biologiques multiples impliqués dans la régulation du poids.

Le PSYCHO

La difficulté à supporter certaines émotions négatives peut conduire à des réponses alimentaires. Si ce mécanisme se répète régulièrement, il risque de provoquer une prise de poids ou une impossibilité d’en perdre. La culpabilité que peut éprouver le mangeur en restriction cognitive à consommer un aliment qu’il s’interdit, fait aussi partie des émotions négatives pouvant conduire à manger trop par rapport à ses besoins.

Le SENSORIEL

Les mécanismes de régulation s’expriment par les sensations alimentaires de faim, rassasiement et satiété. Le respect de ses sensations permet de conserver ou d’atteindre son «set point», c’est-à-dire son poids « naturel », dont l’un des déterminants est génétique. Notons que ce «set point» peut augmenter, et ce de manière irréversible, par une hyperplasie adipocytaire, notamment induite par les régimes.

Pas de remède miracle, mais l’abandon de la conception diététique classique au profit d’une approche basée sur trois axes.

Les régimes font grossir et sont dangereux.

Le rapport de l’ANSES(*) sur l’ « évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement », établi en 2010 par un comité d’experts indépendants, montre clairement l’inefficacité des régimes dans le traitement de l’obésité ainsi que leur nocivité pour la santé physique et mentale :

La reprise pondérale concerne 80% des sujets à un an, et davantage encore à plus long terme.

Les déséquilibres nutritionnels induits ont des effets délétères multiples et en particulier sur le capital osseux, la masse musculaire, le profil lipidique, la fonction rénale.

Les contraintes inhérentes aux régimes perturbent les mécanismes de régulation du comportement alimentaire favorisant le développement de différents troubles psycho-émotionnels comme la restriction cognitive.

Elle est considérée comme la complication la plus courante de la pratique des régimes amaigrissants.
(*) Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Être en restriction cognitive (RC), c’est tenter de contrôler son alimentation par un effort de volonté, dans le but de maigrir ou de ne pas grossir. Cet effort est très difficile à maintenir dans le temps. L’état de RC provoque ainsi frustration si le régime est respecté, culpabilité s’il ne l’est pas, et risque d’induire une prise de poids ou une impossibilité à en perdre.

Morceaux de légumes

Ce que le G.R.O.S propose

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